Fil de vie

La vie quotidienne de l'unité au sein de la caserne.

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Caithness Beaupré
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Re: Fil de vie

Message par Caithness Beaupré » dim. févr. 10, 2019 2:46 pm


La petite fille joue dans le jardin avec ses poupées de chiffon et, cadeau de son père adoré, une poupée en porcelaine aux yeux tellement expressifs qu'elle l'a nommé Aegwynn (même si elle prononce A-wyn" parce que c'est plus simple) en hommage à la légendaire gardienne à qui rien n'échappe, dans les contes que lui lit, le soir avant la prière à la Lumière et le coucher, sa gouvernante. Pour l'heure, celle ci s'est assoupie sur son fauteuil, à l'ombre du grand tilleul qui pousse derrière le manoir familial, son livre glissant doucement entre ses doigts. Profitant de l'occasion, la petite fille se lève doucement, et se dirige vers le fond du jardin, là où elle ne doit pas aller toute seule parce que ... c'est interdit.

"Allez, juste pour cette fois ! Et puis, il faut en profiter, si on veut trouver le trésor du roi des rats !"

La voix de la poupée est à l'image de ses yeux, cristalline, et bien sur, une fois encore, ses mots font écho au désir de la petite fille. Depuis qu'elle a entendu parler de ce trésor légendaire, elle rêve, à l'instar du héros de conte, de partir à sa recherche et de le trouver, afin de ... on verra plus tard, pour ça ! L'aventure est déjà bien assez palpitante en soi. A demi penchée pour se dissimuler derrières les buissons qui agrémentent le jardin, elle tient d'une main sa robe bien serrée (ça serait dommage de la tacher si vite) et de l'autre, sa poupée. Sa route la conduit jusqu'au petit plan d'eau que ses parents ont fait aménager, et dont les berges sont encore parsemées de trous dans lesquels les jardiniers ont entrepris de planter salicaires, reines des prés et menthes aquatiques, qui embaument dans l'air doux de ce début d'après midi.

"On dirait que nous sommes seules. Je vais appeler nos amis."

Aegwynn fait un geste en direction d'un des buissons et de celui-ci émerge une meute de loups, qui viennent former un demi cercle devant elles. Des paroles aimables sont échangées, auxquelles la petite ne prête guère attention, fascinée par les reflets sur le pelage des animaux assis à côté d'elle. Puis c'est le départ, et la petite troupe se dirige derrière le plan d'eau, vers la tanière du roi des rats. Celle ci se trouve au pied d'un gigantesque arbre (un chêne, peut être) et se révèle assez décevante : un bête trou devant lequel dorment deux rats efflanqués. On est loin des détails du conte mais l'appréhension est là malgré tout. Deux loups se faufilent vers les rongeurs et <couic> les croquent sans autre forme de procès. Aegwynn tient alors conciliabule avec les loups, qui se retournent ensuite vers la petite fille.

"Il va falloir se glisser dans la tanière, et il va falloir être rapides et silencieux. Tu penses pouvoir nous suivre avec ta robe ?"

La petite se rengorge : bien sur qu'elle va pouvoir le faire ! Son père ne lui a t il pas dit qu'elle était courageuse et forte ? Bien sur, elle sent son estomac qui se serre mais elle n'en montre rien. Elle se place à l'arrière de la troupe, et quand le signal est donné, elle se laisse glisser, se cramponnant et fermant les yeux. A l'intérieur de toute façon, il fait noir, ça sent l'humidité, le moisi, mais aussi l'odeur sèche des cailloux et du métal. A plusieurs reprises elle est tentée d'ouvrir les yeux, notamment quand elle entend des mâchoires qui claquent et se referment sur des os, et que les cris des rats indiquent que le loups ne font pas de quartier. Et après une glissade qui lui parait interminable, on lui tapote sur l'épaule ; elle peut rouvrir les yeux. La meute est au complet, réunie dans une salle immense, dans laquelle on entrevoit des caisses, des tonneaux, des coffres ... Assurément, la salle du trésor du roi des rats !

BOUM !

La secousse surprend la fillette, ainsi que les loups qui se sont avancés pour inspecter la salle.

BOUM !

Cette fois, quelques cailloux sont tombés du plafond, faisant faire un bond de côté aux prédateurs, qui tournent la tête pour voir d'où vient le danger.

BOUM !

D'un boyau caché à la vue par un effondrement rocheux, émerge une ENORME silhouette !

BOUM !

Ce sont ses pas qui font trembler la terre, et la petite fille, mais comme les loups ne montrent aucune peur, elle en fera autant.

VOUS ! PAS PRENDRE BOUGIES !!

La voix, entre le couinement et le grincement, vrille les tympans de la troupe, mais révèle qu'un autre point du conte est erroné : le roi est en fait une reine. Et la reine des rats est furieuse ! Et comme de juste, un combat furieux s'engage, les loups profitant de leur supériorité et de leur vitesse, la reine de sa masse et de sa puanteur. Montrant qu'elle a de la ressource, la reine parvient à repousser un moment ses adversaires, et, autant par dépit que par peur de voir ses amis blessés, la fillette lui jette des pierres, augmentant la confusion. Mais dans ce genre de combat, la férocité de la meute l'emporte toujours, et la reine des rats tombe, dans un grand fracas, dont l'écho se propage le long des galeries qu'ils ont emprunté pour venir ... Un silence se fait, aussitôt brisé par les cris des rats qui viennent voir leur mère et ceux qui l'ont attaqué.

Le temps suspend son vol, les deux groupes se regardant en chiens de faïence... Et puis c'est la ruée. Les loups ont la force pour eux, les rats ont le nombre et probablement le chagrin d'avoir perdu leur mère ou leur reine. Et la remontée est longue dans les boyaux où le danger est partout, aussi bien les pierres qui roulent sous les pieds, les objets laissés par les rats venus aux nouvelles, les dents des rongeurs sur les mollets et les cuisses des retardataires. Plusieurs fois, la fillette doit déchirer un morceau de sa robe pour s'en servir de bandage sur les loups qui chargent la horde de rats afin de la ralentir et permettre aux autres de s'enfuir ... Elle devrait en faire autant mais si elle est là haut, elle ne pourra pas soigner ses amis : elle fait partie de la troupe, elle restera. Et puis, son père lui a dit qu'elle était courageuse. Malgré tout, les rats sont nombreux, et ils semblent sortir des murs, et elle sent que la fatigue gagne...

Mais ?... là haut ? Oui, c'est la sortie... Un dernier effort, il est temps, il ne reste plus beaucoup de tissu sur le bas de sa robe pour faire des bandages. A côté d'elle, un grand loup gris achève de disperser les poursuivants, ses dents claquent, faisant écho au bruit de ses pas sur le sol. Encore un pas, le bout du tunnel est là ... un autre, elle sent ses yeux qui se ferment, elle tombe en avant...

Dans le dortoir, Caithness se réveille. Roulant dans le lit, un bras sur les yeux, elle revoit les dernières bribes de rêve qui s'effilochent... Les rayons de soleil qui filtrent à travers les persiennes indiquent que la journée est déjà bien entamée. Un instant, elle se demande comment elle a atterri là, puis elle revoit le mufle du sergent Hornsby, ses bras qui l'ont déposé sur le lit aussi facilement qu'elle posait sa poupée le soir. Petit sourire. Elle se redresse mais une douleur à la nuque la stoppe. Un court instant, elle voit trente six chandelles. Dommage, celles ci ne pourront pas servir pour le rituel. Elle se recouche, effectue quelques assouplissements et étirements, puis tente à nouveau de se lever. Ce n'est pas fameux, mais la douleur est contenue. Elle fait quelques pas dans le dortoir, pour reprendre le contrôle de son corps. En bas, un hennissement se fait entendre. Elle se rapproche de la fenêtre : on dirait le cheval qu'Alphyn a pris pour effectuer ses recherches auprès des kaldorei de Sombre Comté. Cela veut dire que le jeune homme est de retour, une pensée satisfaisante, et qu'il va pouvoir l'ausculter.

Enfilant son armure, elle se dirige vers l'escalier menant à la salle commune, pour faire face à la nouvelle journée, et à la déconvenue qui l'accompagne.

Un cheval de retour ne signifie pas forcément que le cavalier est dessus.

Je ne suis pas une louve, je suis une mère.

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Grisold Folépine
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Re: Fil de vie

Message par Grisold Folépine » dim. févr. 10, 2019 2:49 pm

Grisold s'était réveillée bien tard dans la matinée, sortant de l'infirmerie échevelée, la mine froissée mais étrangement souriante et apaisée. Elle se débarbouilla d'eau fraîche et se changea, prête à reprendre du service. Elle se dirigea vers les cuisines et la salle commune pour effectuer une petite revue des troupes en présence, s'assurant que les blessés de la veille avaient dûment récupéré, ou étaient en voie de le faire. Elle dévora à belles dents un peu de pain et de fromage, et une longue rasade de thé qui traînait encore sur la table, sans prendre la peine de s'asseoir, et remonta dans le bureau des officiers avec une assiette chargée de victuailles grappillées dans la cuisine.

Jorgensen la rattrapa dans le couloir juste au moment où elle espérait lui échapper. Elle lui remit d'autorité la pile de courriers du jour dans les bras, le sourcil froncé, et lui indiqua d'un geste sec du menton : "Un de vos hommes fait des siennes ! Réglez ça... Commandant. On ne peut pas se permettre ce genre de troubles. Surtout en ce moment." Grisold hocha du chef, consciente des enjeux, bien qu'elle aurait eu des raisons de s'offusquer de l'autoritarisme de la vieille bique. Elle savait qu'il y avait du vrai dans ses mises en garde. Alors elle se mit au travail et rédigea une courte missive à la Garnison du Ruisseau de l'ouest. Elle n'aurait jamais dû laisser partir Alphyn Zeff. Malivert Rouillevent ne l'aurait sûrement jamais permis, et elle payait le prix de sa propre inexpérience en matière de commandement. Elle pouvait presque l'entendre maugréer sa désapprobation dans un coin de son esprit. On ne l'y reprendrait plus.
Image Adjoint Rainer,

Je suis le commandant Grisold Folépine, en charge de la Grisegarde. Le dénommé Alphyn Zeff est de mes hommes, soigneur, doué de druidisme. Il est brun, yeux verts, 1m80, 70 kilos. Il écrit de la main droite. Je l'ai autorisé à quitter son service trois jours et trois nuits, pour une quête dans le Bois de la Pénombre. Les elfes du bosquet ont du remarquer son passage. Si vous voulez assurer qu'il est bien celui qu'il prétend être, demandez lui le nom du chat dont il a sauvé la vie au sein de notre caserne, Talam. Seuls mes hommes sont familiers de cet animal.

Nous sommes pressés par une mission qui nous demande de partir très bientôt. Nous devons avoir l'ensemble de nos hommes et de nos soigneurs pour cette quête risquée. Si vous retenez inutilement Alphyn Zeff, la Grisegarde retiendra chaque perte humaine comme une dette de la Garnison du Ruisseau de l'ouest envers Gilnéas et notre roi Genn Grisetête, et je maudirai votre nom, Adjoint Rainer, en tant que commandant et sorcière. Je vous conseille sagement de ne pas sous-estimer mes pouvoirs et ma mémoire.

Ne tardez pas.

Commandant Grisold Folépine. Image

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Alphyn Zeff
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Re: Fil de vie

Message par Alphyn Zeff » dim. févr. 10, 2019 3:18 pm

-Garnison du Ruisseau de l'Ouest, Après-midi-

L'adjoint Rainer fronça les sourcils en terminant la lecture du courrier. Il semblerait qu'ils étaient vraiment tombé sur une mine cette fois. Poussant un soupire, il descendit dans le sous-sol, là où était détenu le jeune médecin, qui se tenait assis en tailleur derrière les barreau depuis qu'il avait reprit connaissance. Ce dernier n'ouvrit les yeux que lorsque l'adjoint arriva devant lui, l'observant sans rien dire.

"Debout. Tu es libre."

Clignant des yeux, le jeune homme esquissa un sourire amical, avant de se lever, et de sortir de la prison. Il récupéra son bâton, qui avait été confisqué lorsque la garnison l'avait trouvé, puis remonta vers la sortie. Il s'arrêta un instant pour regarder son geôlier.

"Je vous remercie pour votre hospitalité, Adjoint Rainer. Au plaisir de vous revoir un jour pour travailler avec vous."

Rainer grogna de mécontentement, avant de dire d'un ton moqueur: "Si t'a fini de dire des anneries, je te conseille de vite retourner là d'où tu viens, gamin. Ton Commandant m'avait tout l'air de mauvaise humeur."

Zeff soupira en sortant de la caserne.

"Oh oui... J'en ai bien peur..."

Un cheval lui avait été ainsi remis, et c'est avec hâte qu'il prit le chemin vers Hurlevent, vers sa Meute.
"Je l'ai aidé parce qu'il avait besoin de moi."

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Bartholomew Swett
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Re: Fil de vie

Message par Bartholomew Swett » dim. févr. 10, 2019 3:34 pm

Le somnifère était puissant, peut-être un peu trop, même. Les effets des vapeurs n'avaient duré qu'une petite heure, assez de temps pour inquiéter le commandant et lui donner l'occasion de brimer son compagnon dans son sommeil.

Les effets dissipés, la fatigue prit la suite et plongea Swett dans un sommeil profond ou il tenta de rejoindre les songes de son aimée, comme il le faisait souvent. Pourtant, cette fois la clairière fleurie de Grisold n'était plus si verte, et le ciel bien moins bleu. Il avait suivi le fil poisseux entre ses mains dégoulinantes d'un sang noir, et il avait dû braver la mort en la regardant dans les yeux une seconde fois pour sauver leurs âmes à tous les deux. La vie avait fini par triompher mais non sans peine, les corps fiévreux des deux dormeurs cherchant instinctivement le contact de l'un et de l'autre.

Bartholomew se réveilla quelques dizaines de minutes après le départ de Grisold, les yeux gonflés et les poumons toujours un peu irrités par sa préparation de la veille. Il avait accueilli ce sommeil artificiel avec un soupçon d'excitation et de soulagement, comme s'il pensait pouvoir y trouver une forme de libération temporaire à sa condition d'insomniaque épuisé. Descendant l'escalier, il regarda ses camarades attablés pour le repas du midi, et, dans un élan relativement perturbant, posa sa main sur le crâne de tous ceux qui s'étaient installés sur le banc devant lui, comme pour exprimer sa satisfaction de les avoir toujours quelque part près de lui. Il prit une assiette de poisson et un morceau de tarte tatin préparée par Khay et sorti en direction du lac ou il s'autorisa un bain vivifiant avant de rattraper son entrainement matinal.
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Les hommes ne font jamais le mal aussi complètement et joyeusement que lorsqu'ils le font consciencieusement.

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Isaach Adelberg
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Re: Fil de vie

Message par Isaach Adelberg » dim. févr. 10, 2019 8:05 pm

Ces derniers jours, Isaach Adelberg passait tellement de temps dans la Salle des érudits, que les jours où ses journées se limitaient à courir autour du champs de citrouille lui manquaient presque. Mais il n'avait pas de temps à perdre, traduire les grimoires trouvés dans la caverne de Gil Borhas était vital, c'était sans doute un moyen pour le sorcier de considérer que même si Rouillevent ne reviendrait pas, son sacrifice n'était pas vain. Mais il ne fallait pas se leurrer, même s'ils avaient les connaissances, ils n'avaient aucune vraie piste.

Le premier ouvrage, les Chroniques des cents était sans doute le plus énigmatique. Alors que les autres ouvrages contenaient des informations pratiques, connaissances perdues et savoir à la valeur inestimable, celui là n'était qu'une sorte de journal intime tenu par un homme têtu qui lui rappelait étrangement l'ancien Commandant.

Bien trop paresseux, Adelberg invoqua son fidèle Kep'tok, simplement pour que ce dernier récupère le livre des étagères pour le lui ramener. Le diablotin était particulièrement de mauvaise humeur, même s'il ne pouvait vraiment mourir dans le monde d'Azeroth, les ordres suicidaires d'Isaach commençaient à l'énerver. N'ayant pas le choix, il hocha la tête. Mais à l'instant où ses mains griffues touchèrent le livre, le démon se mit à frissonner de la tête aux pieds, attirant l'attention d'Adelberg.

"Qu'est-ce qui se passe, Kep'tok ? On n'a pas de temps à perdre."

"C'est encore une farce, le gros ? Mais qu'est-ce que je t'ai fait...? Tu..tu n'arrives pas à le sentir ? La..la mort est tout ce que contient ce truc..ne me dis pas que tu vas encore t'essayer à la nécromancie ? Je te le dis d'avance, ce n'était pas dans mon contrat ! "

Adelberg ignora le Diablotin, de suite plus intéressé. Les démons étaient particulièrement sensibles à la magie, et ce livre avait passé tellement de temps dans cette grotte qu'il avait sans doute absorbé une partie de son essence. C'était peut-être ce qui manquait au Commandant Folépine pour trouver les premières pistes.

Suite à une brève conversation avec le Commandant, l'objectif était clair. Même si Isaach n'appréciait pas ce genre de pratiques, trop primitives à son goût, il serait logiquement possible d'utiliser le Grimoire comme catalyseur pour contacter quelqu'un..ou quelque chose, qui aurait des réponses sur les secrets de cette grotte, et peut-être un moyen de délivrer le vieux loup. Suivant les instructions de Folépine à la lettre, la table des érudits était désormais ornée par des bougies, sur lesquelles ont été marquées quelques runes anciennes, en plus de l'équipement classique pour ce que certains appellent..une séance de spiritisme.

Et bien qu'il n'était pas un expert en esprits, il savait que ceux-ci étaient particulièrement têtus quand ils le voulaient. Si la Grisegarde voulait des réponses, il fallait plus d'un volontaire pour l'étape à suivre.

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Alphyn Zeff
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Re: Fil de vie

Message par Alphyn Zeff » lun. févr. 11, 2019 7:33 am

SWISH, SWISH, SWISH.

Il était en train de courir, courir de toute ses forces et de tout son être, pour échapper à ses poursuivants. Ces derniers étaient juste sur ses talons et un moment d'inattention signifiait de se faire attraper, et donc de mourir.

Traversant les bois sombres a toute allure, a travers les obstacles, alors qu'il usa de toute ses ressources pour les ralentir, il gardait espoir. Espoir de pouvoir rentrer chez les siens.

Ce moment d'égarement de concentration fut une erreur. L'une des ombres lui aura dessus en cet instant. Un worgen. Plus gr1nd que lui, dont de la bave de dégageait de ses babines et dont le regard était rouge comme la folie. Approchant sa gueule près du sien, il le mordit alors sauvagement a la jubilaire.

Noir total.

"HAAH!"

Zeff se réveilla en sursaut, transformé en worgen. Jetant des coups d'oeil rapides et nerveux tout autour de lui. Sa respiration était laborieuse, et il transparaît à cause de la nervosité et de la peur.

"Haaa.. haaa.. haaa. Haaaa.."


Reprenant doucement sa respiration, il se calme doucement, découvrant qu'il n'était en fait pas dans la nature mais a la caserne, dans son lit.

Il soupira. Il semblerait qu'avoir été une proie à une meute pendant une journée l'avait laissé quelques séquelles de nervosité.
C'était nécessaire pour survivre après tout.

Ne pouvant plus se rendormir après ce réveil brutal, il décida alors d'aller vérifier l'état de Grisold, avant de se rendre dans la salle de vie.

Il était encore trop tôt pour un début de matinée.

Laissant son regard se perdre dans la salle, il aperçut le kit de pêche de Khay.

Peut être que ce serait le bon moment pour essayer cette activité...

Prenant l'équipement nécessaire à la pêche,
Alphyn se dirigea alors vers le lac près du camps de réfugié.
"Je l'ai aidé parce qu'il avait besoin de moi."

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Olry Noircroc
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Re: Fil de vie

Message par Olry Noircroc » lun. févr. 11, 2019 2:05 pm

Lorsque Olry arriva au donjon de Hurlevent au beau milieu de la nuit, il trouva portes closes. à force de tambouriner sur le battant, néanmoins, il attira l'attention d'un garde qui ouvrit un judas:

C'est pour quoi?, demanda celui-ci, regardant le worgen d'un air suspicieux.

J'ai un message du Commandant Folépine de la Grisegarde. Je dois le remettre à un officier.

Attendez-moi là, lui dit le garde, avant de s'éloigner.

Quelques instants plus tard, Olry était conduit dans la salle de guerre par un officier de l'Alliance qui marmonnait, visiblement mécontent d'avoir été réveillé au beau milieu de la nuit.

Vous direz à votre Commandant que la prochaine fois qu'elle a besoin de renseignements, ce serait bien d'attendre le jour. Et puis, qu'elle apprenne quelques formules de politesse, que diable!

Olry se promit intérieurement d'en aucun cas rapporter ces paroles au Commandant.

La salle de guerre du donjon d'Hurlevent était une grande pièce remplie d'armes, d'ouvrages de stratégie, et surtout de cartes, dont une grande représentant Azeroth dessinée sur une table en plein milieu. L'officier bougon déplia une carte du royaume de Gilnéas, et commença à donner ses explications en annotant la carte au fur et à mesure:

Voilà où en est la situation; Les combats font toujours rage au centre ville et en région frontalière, aux alentours du mur. Quilleport subit des raids fréquents, mais nous tenons la position. Quant au repos d'Adéric, il n'y a rien à signaler, les lieux sont calmes et n'intéressent visiblement pas la Horde. Il peut cependant y avoir des garnisons de réprouvés dans les villages alentour, donc je ferais quand même preuve de prudence.

Olry le remercia, prit la carte et congé de l'officier¨, et s'en retourna rapidement à la caserne. Lorsqu'il arriva, il déposa la carte à l'infirmerie, au chevet du Commandant, puis descendit à l'atelier pour regarnir son stock de bombes en prévision de la mission qui les attendait.

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Grisold Folépine
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Re: Fil de vie

Message par Grisold Folépine » lun. févr. 11, 2019 7:52 pm

La nuit avait été pénible pour Grisold Folépine. Ses rêves se teintaient d'ombres légères, d'ombres du passé qui lui rappelaient le goût amer de l'échec et de la mort. Elle se réveilla brutalement. Elle ne pouvait pas échouer. Elle était le guide, et la mission reposait sur ses épaules. Elle quitta le lit de l'infirmerie juste avant l'aube, parfaitement éveillée et prête à partir. La mine fermée, elle rassembla tout ce qui était nécessaire au rituel qui approchait à grands pas, et réveilla les troupes, qu'elles dorment ou pas. A l'aube, le portail était prêt, Isaach sur le pied de guerre. Et tous ils disparurent pour atterrir dans la Forêt Noire où nulle lumière ne pourrait les trouver.

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Olry Noircroc
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Re: Fil de vie

Message par Olry Noircroc » mar. févr. 12, 2019 12:07 am

Olry profita que ses compagnons dormaient pour s'éclipser à la faveur de la nuit. Il revint sur ses pas, prenant mille précautions pour ne pas être repéré par une éventuelle patrouille. Cela n'eut rien de très compliqué, il avait l'habitude de dissimuler ses traces. Lorsque enfin il arriva à l'endroit où ils avaient combattu les éclaireurs réprouvés, la lune était haute dans le ciel. Il observa les cadavres encore frais, bien qu'ils ne le paraissent aucunement, et il laissa libre cours à sa colère et à sa douleur; il sortit ses dagues et commença à lacérer les corps, tailladant, lardant dans le vif. Il y mit toute son énergie, et lorsque ses dagues lui échappèrent, il continua à s'acharner à coups de griffes et de crocs.

Chaque entaille, chaque impact résonnait dans son corps et dans son âme. Il revivait les affreux sévices qu'il avait subi, les interminables tortures, les vivisections, les expériences... Il souffrait terriblement, mais en même temps, cela lui faisait du bien. Il pouvait enfin se décharger de sa haine. Il avait enfin à nouveau l'ascendant. Aujourd'hui, c'était lui, et lui seul, qui était maître de sa vie et de son destin.

Il finit par remarquer qu'il s'était mis à hurler, et à pleurer. Des larmes de rage lui coulaient sur le museau, et il ne fit pas un geste pour les essuyer. Il savoura chaque instant de ce laisser-aller libérateur, puis, sa besogne achevée, prit quelques minutes pour se redonner une contenance, puis il quitta les lieux, aussi discrètement et silencieusement qu'il était venu.

Lorsqu'il fut de retour à la planque, le ciel avait pris une couleur gris pâle. La journée s'annonçait belle pour la mission qui les attendait.

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Athan Noircœur
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Re: Fil de vie

Message par Athan Noircœur » mar. févr. 12, 2019 8:52 am

La nuit dernière fut riche en émotions pour la Grisegarde. Entre l'attaque des Réprouvés, la découverte de cavités souterraines et le réveil d'un golem gigantesque, beaucoup furent "secoués".
Athan Noircœur était de ceux-là, il avait vaillamment combattu les Réprouvés en laissant libre court à sa haine mais avait été blessé par ce maudit golem enchanté qui, en tentant de l'attirer hors du lieu qu'il gardait, l'avait envoyé une dizaine de mètres plus loin d'un puissant revers. Le traqueur eut du mal à reprendre ses esprits rapidement, le golem était puissant, primitif mais doté d'une force incroyable. Il fit cependant de son mieux pour appuyé ses camarades et ainsi espérer un pas de plus vers Rouillevent, car il faut préciser qu'Athan, même si il ne le montre guère, tient le vieil homme dans son estime de par son expérience de la guerre et sa qualité de meneur d'hommes.
Quoiqu'il en soit le Gilnéen n'aura pas rechigné à la tâche, après avoir été brièvement examiné par l'un des soigneurs de la Grisegarde qu'il aura probablement congédié par fierté, il aura repris ses tâches quotidiennes à savoir patrouilles, chasses et de profondes réflexions.

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