Olry Noircroc - La vie d'un traître

Textes et récits divers au sujet des personnages qui font vivre l'unité de la Grisegarde.
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Olry Noircroc
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Olry Noircroc - La vie d'un traître

Message par Olry Noircroc » sam. mars 02, 2019 6:51 pm

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Gamin des rues
Tu vas faire c'que j'te dis, Olry, et sans discuter. M'en fous qu'ce soit un couple de p'tits vieux. M'en fous qu'ils aient été gentils avec toi. C'est une cible facile. Alors si tu veux pas te r'trouver comme Tobias à vendre ton cul à tous les vieux pervers de la ville, cette nuit, tu vas entrer chez eux et vider les lieux de tous leurs objets d'valeur. Et arrête de chouiner, t'as d'la morve partout, c'est dégueulasse.

Celui qui gueulait comme un putois, c'était Jeremiah Stokes, un gangster notoire, qui trempait dans pas mal d'affaires louches: banditisme, recel, jeux clandestins, proxénétisme, et, à l'évidence, exploitation d'enfants. Car la cible de son courroux, Olry, ainsi que le fameux Tobias, étaient des gamins de dix ans. Orphelins l'un comme l'autre, de père et de mère, Olry et Tobias appartenaient à la lie de la société. Ceux que personne n'ose regarder en face. Ceux qu'on s'efforce d'oublier sitôt qu'on les a croisé, car tout de même, il faut qu'on aille acheter le pain, et puis on a déjà donné, et on ne peut pas donner à tout le monde, n'est-ce pas? Déjà que les fins de mois sont difficiles...

Olry et Tobias avaient grandi ensemble dans un orphelinat miteux, et avaient été vendus à Stokes dès que l'occasion s'était présentée. Ils vivaient de rapines pour l'un, le plus agile, le plus rusé, de racolage pour l'autre, le plus mignon, le plus joli. Tobias n'était en effet pas très doué de ses dix doigts, contrairement à Olry. Il n'était pas non plus doué pour se défendre, car frêle et chétif, même pour son âge. Mais bien qu'ils n'aient probablement que quelques mois de différence et qu'ils ne partagent pas les mêmes parents, Olry le considérait comme son petit frère, et le protégeait comme il le pouvait des brutalités de Stokes. Mais Olry n'était qu'un garçonnet de dix ans. Et pour rien au monde, il n'aurait échangé sa place avec celle de Tobias.

C'est pourquoi, la nuit même, il s'introduit dans la maison des Stourge, un couple de modestes épiciers d'un âge avancé, et il les dépouilla de toutes leurs possessions un tant soit peu précieuses. Ça lui permettrait de recevoir sa pitance du lendemain, et ça le sauverait du pire.
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Olry avait maintenant seize ans, l'âge auquel on devient un homme. Cela faisait quatre ans que Tobias était décédé sous les coups d'un client un peu trop passionné. Olry avait pleuré son frère, mais pas trop longtemps. Il n'avait pas le luxe de perdre du temps, toujours à l'affut de son prochain coup. Il était d'ailleurs sur une piste juteuse, qui lui permettrait probablement de s'émanciper de l'emprise de Stokes: un manoir d'aristocrates, dont les propriétaires étaient absents et la garde minimale. Il avait effectué des repérages, soudoyé des gardes, et relevés plusieurs points faibles qui lui permettraient de s'introduire et de ressortir sans être pris. Il était prêt, et il passerait à l'action le soir même.

Il s'introduit donc dans la propriété à la faveur d'une nuit sans lune, attendant que la ronde des gardes lui laisse un laps de temps suffisant. Il atteint rapidement une fenêtre, dont il crocheta le verrou avec habileté, et pénétra dans la demeure proprement dite. Il jeta un coup d’œil autour de lui, et remarqua qu'il se situait dans une chambre à coucher. Un grand lit à baldaquin occupait une bonne partie de l'espace, et quelques bibelots tape-à-l’œil étaient disposés ça et la sur les tables de nuit et les étagères. Olry leur adressa à peine un regard; c'était de la camelote tout juste bonne à allécher les amateurs. Il sortit donc de la pièce à pas de loups, entrant dans un couloir, qu'il suivit sur quelques mètres jusqu'à une lourde porte en chêne solidement verrouillée. Cela lui prit une dizaine de minutes pour venir à bout de la serrure imposante, mais il parvint tout de même à l'ouvrir, et lorsqu'il entra: Bingo. Ses informations étaient bonnes. Il s'agissait probablement d'une salle d'exposition, contenant la collection privée du maître des lieux; Sous des cloches en verre se trouvaient nombre d’œuvres d'arts, la plupart en or et serties de joyaux. Il commença à enlever délicatement les protections, les posant sur le sol à côté de lui. Il ramassa autant d'objets qu'il le pouvait, remplissant un sac de son butin. Il s'apprêtait à repartir, tout à son excitation, lorsqu'il trébucha sur une des cloches en verre qu'il avait posé par terre. Il s'étala de tout son long, brisant la vitre et laissant tomber son sac qui fit un vacarme effroyable. Mortifié, olry s'immobilisa quelques secondes, espérant que personne ne l'avait entendu. Mais déjà, à l'extérieur, les chiens aboyaient et les gardes criaient.

Il n'avait pas beaucoup de temps, il lui fallait fuir rapidement, sans quoi il serait prit, et très probablement pendu. Il laissa derrière lui le fruit de son larcin, et s'enfuit, traversant une fenêtre. Hélas, le chemin vers la ville lui était coupé; Des gardes venaient de cette direction, accompagnés de molosses l'écume aux lèvres. Il ne lui restait comme échappatoire que la forêt. C'était risqué, il avait entendu les histoires de monstres rôdant dans les bois, à l'affut de la moindre proie passant à leur portée. Mais il n'avait pas le choix. Après à peine une seconde d'hésitation, il prit la fuite en direction des arbres touffus, talonné de prêt, et couru du plus vite qu'il put. Il finit par semer ses poursuivants qui, visiblement, n'osaient trop s'aventurer dans les bois eux-mêmes. Il fit une pause pour reprendre son souffle, jetant un coup d’œil derrière lui pour s'assurer qu'il était bien seul. Il entendit un craquement à sa droite, dans les fourrés, suivant d'un long grondement sourd. Il n'eut pas le temps de se retourner qu'il sentit une vive douleur à l'avant bras, comme si une dizaine de couteau le transperçaient en même temps.

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Olry Noircroc
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Re: Olry Noircroc - La vie d'un traître

Message par Olry Noircroc » dim. mars 03, 2019 5:20 pm

Image Le soldat Courir. Courir. Des bruits. Des odeurs. Pas des proies: des chasseurs. Courir. Encore Courir. Douleur! Plus courir! Se battre. Griffer. mordre. Tuer. Semblables, mais différents. Sons. Voix? Parler? Mais... Douleur! Sommeil... Noir. ****************************** Réveille toi, mon gars. Là, doucement. Tu m'entends? Tu me comprends? Bien. Ça doit faire longtemps que t'as plus parlé, alors prend ton temps. Comment tu t'appelles?

Olry


Pas ma voix. Bizarre. Enrouée.

Olry comment?

Juste Olry


Ma peau me gratte. Mes liens me serrent. Je sens des choses. J'entends des choses. Et cette voix...

Juste Olry, hein? Je suis le sergent Adrian Kimbley, du Front de Libération de Gilnéas.

Front de...

De Libération, oui. De Gilnéas. Le mur est tombé, mon gars. On a perdu la ville. C'est la guerre.


Trop d'informations d'un coup. Et ces sensations étranges...

Qui? Comment?

Les Réprouvés, grâce au Cataclysme.


Je ne comprends pas je dois... Je dois voir...

Hola, doucement, mon gars. Te débats pas, ou mes tireurs vont t'abattre.

Des tireurs? Le manoir! Les gardes! Fuir!

Je t'ai dit de te calmer. Tu risques rien. On te veut aucun mal.

Olry se calme. Il est attaché, des fers aux pieds. Aux pattes? Et ces mains... Olry ne comprend pas ce qui lui arrive. Il s'observe, se tordant le cou pour se voir sous toutes les coutures, mais il ne voit qu'une épaisse fourrure gris foncé. Soudain, les souvenirs lui reviennent: La morsure, la fièvre, la transformation. Et les longues années d'errance, à chasser avec la meute. d'un coup, il réalise. Et il hurle, vers la lune, comme il l'a fait tant de fois auparavant. Puis il se reprend, et écoute ce qu'on lui dit.
*************************************** Ça faisait maintenant six mois qu'Olry s'était intégré au Front. Il avait fait ses preuves plus d'une fois comme éclaireur et au combat, et ses camarades lui faisaient confiance. Et lui leur faisait confiance également, surtout au sergent Kimbley qui les menait en mission, et les ramenait toujours chez eux, sains et saufs. Oh, bien sûr, il avait perdu des camarades. Des femmes et des hommes qui avaient fait une erreur, ou qui n'avaient pas suivi un ordre. ou tout simplement, qui avaient été trop lent à la détente, alors qu'une pluie de fl¨èches s'abattait sur leur position. Mais jamais ces morts n'étaient imputables à son chef. Tout simplement, celui-ci était bien trop prudent, et doté d'un instinct infaillible. Il attendait toujours le bon moment pour frapper, le moins dangereux, celui où il pourrait faire le plus de dégâts, rapidement et sans perte. Quitte à laisser passer l'occasion. Ce qui lui valut plusieurs blâmes, tant de la part de ses chefs que de certaines recrues qui ne comprenaient pas qu'elles ne devaient leur vie qu'à la tactique infaillible de Adrian Kimbley.

Kimbley lui avait même donné un patronyme, don précieux pour un orphelin des rues. Durant les rares répits qu'ils pouvaient glaner de-ci de-là. Il arrivaient aux femmes et aux hommes du Front de pêcher. Olry lui-même s'y était mit, trouvant cette activité relaxante. Il attrapa un jour une sèche, qui, mécontente d'être arrachée à son milieu naturel, lui avait envoyé une giclée d'encre en plein visage, colorant ses dents en noir. Kimbley en avait ri à gorge déployée, et lui avait attribué le sobriquet de "Noircroc". Le nom était resté.

Olry apprit beaucoup de choses de son passage dans l'armée; il savait déjà se mouvoir discrètement, utilisant les ombres et les reliefs du terrain pour rester dissimulé aux yeux de ses ennemis. Il apprit à frapper vite et bien, et à se replier avant que l'ennemi n'ait pu se rendre compte de quoique-ce soit. Il apprit la confection de petites bombes, utiles pour prendre l'ennemi par surprise ou couvrir une retraite. Il apprit enfin les vertus de la prudence, de la patience, et de la précision. Il savait ou frapper pour immobiliser un homme, fut-il vivant ou mort-vivant, pour le neutraliser temporairement ou définitivement. Il se révéla doué dans ce qu'il faisait. Tellement qu'il gagna en confiance. Ce qui lui coûta grandement.

Il était en mission derrière les lignes ennemies, en solo, pour établir une route afin que son unité puisse circuler librement, sans embûche. Mais il se montra gourmand: Il repéra une patrouille de deux nécrogardes qui arpentait un petit chemin forestier, et il se dit qu'il pourrait les neutraliser. Deux cibles faciles, insouciantes, papotant comme deux commères. Il s'approcha discrètement, sautant d'arbre en arbre, ses griffes plantées profondément dans les troncs. Puis il frappa. Il se laissa tomber sur le premeir des nécrogardes, le transperçant de ses dagues. le deuxième eut juste le temps de dégainer son arme que les lames acérées d'Olry lui sectionnaient les cervicales. Les deux morts-vivants s'éteignirent sans un souffle, et tombèrent lourdement sur le sol. C'est à ce moment qu'Olry entendit les sabots. Un détachement de cavalerie réprouvée approchait rapidement, et il n'avait pas le temps de cacher les cadavres; Il lui fallait se cacher au plus vite. Il eut juste le temps de se cacher dans un fourré, observant la scène qui se déroulait devant lui: un officier décharné fit signe à ses hommes de s'arrêter. Il mit pied à terre et descendit examiner les cadavres encore "frais". Il donna quelques ordres, puis repartit avec le gros de ses troupes alors que quelques soldats restaient pour chercher l'assassin.

Olry pâlit: les Réprouvés se dirigeaient droit vers le camp de sa section, et il ne pouvait rien faire pour avertir ses camarades à temps. S'il se montrait à découvert, il serait immédiatement criblé de carreaux d'arbalète. Il prit donc toutes les précautions du monde pour sortir de sa cachette et progressa ainsi, de planque en planque, d'ombre en relief. Cela lui prit plusieurs heures pour parvenir au camp en toute sécurité, et lorsqu'il arriva, il ne put que constater l'étendue des dégâts: des barricades détruites, des tentes en feu, et des cadavres de worgens partout. Des flaques verdâtres disséminées ça et là indiquaient que les Réprouvés avaient du utiliser la peste. Devant l'horreur de la situation, il resta désemparé. Il ne savait comment rejoindre les autres sections, il ne savait même pas si elles existaient encore, ou si elles avaient été décimées, comme la sienne. Ils avaient été seuls, isolés pendant si longtemps, qu'en était-il de cette Alliance, dont il était supposé faire partie? comment justifier qu'elle ne leur ait pas apporté son aide au cours de cette campagne? Et si elle n'existait tout simplement plus? Peut-être Hurlevent avait-elle été prise, comme Gilnéas. Peut-être Forgefer s'était-elle effondrée sur elle-même sous les assauts des armes de siège de ces maudits cadavres ambulants? Le seul espoir qu'il lui restait était les siens, les Gilnéens rescapés, sauvés par les Kaldorei. Mais ils étaient sur un autre continent, par delà les mers. Dans sa naïveté et son ignorance, Olry envisagea un instant de tenter la traversée à la nage. Mais il se rendit compte qu'il ne connaissait pas la distance à laquelle cette "Kalimdor" se trouvait. Et s'il devait nager plus d'une journée? Aurait-il la force de fournir cet effort? Il renonça à ce plan bien rapidement. Peut-être, avec un peu plus d'éducation, aurait-il prit la direction du sud-est pour parvenir en des terres plus accueillantes. Mais il ne savait rien de la géographie des Royaumes de l'Est, hormis ce qu'il avait parcouru de Gilnéas et de la Forêt des Pins-argentés. Il fit donc la seule chose sensée qui lui vint à l'esprit: il rassembla du matériel, et prépara sa vengeance.

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Re: Olry Noircroc - La vie d'un traître

Message par Olry Noircroc » dim. mars 03, 2019 6:20 pm

Image La Bête 2 ans auparavant, Olry s'était retrouvé isolé des forces de l'Alliance. Il n'avait pas repris forme humaine depuis. Il n'avait cessé de changer de cachette, masquant ses traces, faisant preuve de la plus extrême prudence en toute chose. Il se nourrissait de baies et de petits animaux attrapés ça et là, se contentant de peu. Il n'avait pas le luxe de dormir longtemps, car il était recherché, et il le savait. Il agissait comme ce qu'il était: une bête traquée, toujours à l'affut. Mais il parvenait toujours à sortir des embuches, et même à mettre des bâtons dans les roues mal huilées des Réprouvés, des fois.

Ce qui l'avait amené là, c'était son désir de poursuivre la lutte, même seul contre le monde entier. Il avait commencé par faire disparaître des morts-vivants qui se promenaient seuls la nuit dans les bois. Puis, s'enhardissant, il avait saboté des convois, volé des provisions, détruit des machines de guerre. Un travail de sape, bien futile il le savait, mais qui le maintenait en vie et à peu près sain d'esprit.

Ses activités, en revanche, déplaisaient aux occupants des lieux; Les Réprouvés du coin avaient développé une certaine superstition à l'égard de la forêt. Certains la disaient hantée, d'autres maudite. Le seul point sur lequel tous s'accordaient, c'est qu'il y rôdait une créature monstrueuse qui s'en prenait aux imprudents, et qui allaient jausqu'à enlever les bébés dans les maisons la nuit. D'aucuns répliquaient qu'étant donné leur nature, les Réprouvés n'avaient pas d'enfants, mais cela n'enlevait rien à l'aura de terreur et de mystère qui planait sur les bois. Ils appelaient cette créature: La Bête.

La légende s'amplifiant, et les autorités de Fossoyeuse ne pouvant se permettre de perdre des sujets face à une menace inconnue et invisible, un détachement fut envoyé pour pourchasser et tuer cette Bête. C'était eux qui, depuis six mois, traquaient Olry et l’obligeaient à prendre mille précautions.

Il était en train d'essayer de prendre un peu de repos, blotti dans sa tanière, quand il entendit une brindille craquer. Immédiatement, il se redressa, tendant l'oreille, humant l'air, à la recherche d'une odeur de décomposition, caractéristique de ses poursuivants. Rien. Uniquement l'odeur d'un cerf, qui ne devait pas être loin. Il allait se rendormir, quand il fut prit d'une intuition. Un cerf? alors qu'il était sous le vent? Il n'eut pas le temps de faire quoique-ce soit qu'une douleur atroce lui parcourut la cuisse. Il se sentit trainé hors de son trou, sa jambe lui faisant un mal de chien. Normal: un carreau d'arbalète en sortait, auquel était attaché une corde, que quelqu'un tirait vers l'extérieur.

Il ne put même pas se défendre. un filet lui fut jeté par dessus la tête, et il eut beau se débattre, il ne parvint qu'à s'emmêler dans les mailles, jusqu'au point d'être parfaitement immobilisé. Un Réprouvé recouvert d'une substance brunâtre et sentant fort les déjections de cerf se pencha alors sur lui, tandis qu'une dizaine d'arbalétrier le pointaient de leurs armes.

C'est donc ça, la Bête qui terrorise toute la région. Un simple worgen. Le Baron sera déçu, il espérait un trophée unique en son genre. Mais un worgen, pouah! Il a déjà une salle aux murs couverts de leurs têtes empaillées. Emmenez-le, et voyons ce que Vilcreux est prêt à donner pour cette "créature de légende".

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Re: Olry Noircroc - La vie d'un traître

Message par Olry Noircroc » dim. mars 03, 2019 6:29 pm

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Le prisonnier
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..................PEUR.....................................................................................................................................................................TORTURE..................................................................................................................................................................................................................................................................................................................HAINE..............................................
************************************************ Tuer.

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